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  • Le Petit Prince

    6. Mai. 2013, 11:56

    CHAPITRE XXI

    C'est alors qu'apparut le renard.
    -Bonjour, dit le renard.
    -Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se tourna mais ne vit rien.

    -Je suis là, dit la voix, sous le pommier.
    -Qui es-tu? dit le petit prince. Tu es bien joli…
    -Je suis un renard, dit le renard.
    -Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste…
    -Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé
    -Ah! Pardon, fit le petit prince.
    Mais après réflexion, il ajouta :
    -Qu'est-ce que signifie "apprivoiser"?
    -Tu n'es pas d'ici, dit le renard, que cherches-tu?
    -Je cherche les hommes, dit le petit prince.Qu'est-ce que signifie "apprivoiser"?
    -Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C'est bien gênant! Il élèvent aussi des poules. C'est leur seul intérêt. Tu cherches des poules?
    -Non, dit le petit prince. Je cherche des amis.Qu'est-ce que signifie "apprivoiser"?
    -C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie "Créer des liens…"
    -Créer des liens?
    -Bien sûr,dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde…
    -Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur… je crois qu'elle m'a apprivoisé…
    -C'est possible, dit le renard. On voit sur la Terre toutes sortes de choses…
    -Oh! ce n'est pas sur la Terre, dit le petit prince. Le renard parut très intrigué :
    -Sur une autre planète ?
    -Oui.
    -Il y a des chasseurs sur cette planète-là ?
    -Non.
    -Ça, c'est intéressant! Et des poules ?
    -Non.
    -Rien n'est parfait, soupira le renard.
    Mais le renard revint à son idée :
    -Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m'ennuie donc un peu. Mais si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m'appelera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde! Tu vois, là-bas, les champs de blé? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste! Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé…
    Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince :
    -S'il te plaît… apprivoise-moi! dit-il.
    -Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n'ai pas beaucoup de temps. J'ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître.
    -On ne connaît que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Il achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi!
    -Que faut-il faire? dit le petit prince.
    -Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'oeil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près…
    Le lendemain revint le petit prince.

    -Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l'après-midi, dès trois heures je commencerai d'être heureux. Plus l'heure avancera, plus je me sentirai heureux. à quatre heures, déjà, je m'agiterai et m'inquiéterai; je découvrira le prix du bonheur! Mais si tu viens n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le coeur… il faut des rites.
    -Qu'est-ce qu'un rite? dit le petit prince.
    -C'est quelque chose trop oublié, dit le renard. C'est ce qui fait qu'un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures. Il y a un rite, par exemple, chez mes chasseurs. Ils dansent le jeudi avec les filles du village. Alors le jeudi est jour merveilleux! Je vais me promener jusqu'à la vigne. Si les chasseurs dansaient n'importe quand, les jours se ressembleraient tous, et je n'aurais point de vacances.

    Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l'heure du départ fut proche :
    -Ah! dit le renard… je pleurerai.
    -C'est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise…
    -Bien sûr, dit le renard.
    -Mais tu vas pleurer! dit le petit prince.
    -Bien sûr, dit le renard.
    -Alors tu n'y gagnes rien!
    -J'y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé.
    Puis il ajouta :
    -Va revoir les roses. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d'un secret.

    Le petit prince s'en fut revoir les roses.
    -Vous n'êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n'êtes rien encore, leur dit-il. Personne ne vous a apprivoisé et vous n'avez apprivoisé personne. Vous êtes comme était mon renard. Ce n'était qu'un renard semblable à cent mille autres. Mais j'en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde.
    Et les roses étaient gênées.
    -Vous êtes belles mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu'elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c'est elle que j'ai arrosée. Puisque c'est elle que j'ai abritée par le paravent. Puisque c'est elle dont j'ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c'est elle que j'ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même quelquefois se taire. Puisque c'est ma rose.
    Et il revint vers le renard :
    -Adieu, dit-il…
    -Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux.
    -L'essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.
    -C'est le temps que tu a perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.
    -C'est le temps que j'ai perdu pour ma rose… fit le petit prince, afin de se souvenir.
    -Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l'oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose…
    -Je suis responsable de ma rose… répéta le petit prince, afin de se souvenir.
  • Atatürk, Founder of the Turkish Republic

    1. Mai. 2013, 8:03



    Founding of the Turkish Republic had been heralded by the opening of the Turkish Grand National Assembly on 23 April 1920. National Assembly's successful administration during the Independence War had secured the founding of the new Turkish State. Caliphate and Sultanate (monarchy) separated and Sultanate abolished on 1 November 1922. Therefore, the administrative ties with the Ottoman Empire were broken. The declaration of Republic was made on 29 October 1923 and Mustafa Kemal Atatürk unanimously elected as the first President of the Republic. Ismet Inönü formed the first government of the Republic on 30 October 1923. Sovereignty unconditionally belngs to Nation and Peace at home, Peace in the world are the raising fundamentals of the Turkish Republic.
    Atatürk made many reforms in order to bring Turkey to the level of contemporary civilizations. Those reforms can be put under three main topics:
    1- Political Reforms: Abolishment of the Sultanate, Declaration of the Republic (1923)
    2- Social Reforms: Women were given equal rights with men (1926-1934), The Revolution of Headgear and Outfit (1925), The surname law (1934), Adoption of the International calender, time and measurements (1925).
    3-Juridical Reforms: Abolishment of the Canon Law (1924-1937), Instating the new Turkish Civil Code and other legislation to suit secular order (1924-1937), Educational and Cultural Reforms (Adoption of the New Turkish Alphabet (1928), Establishment of the Turkish Languages and Historical Societies (1931-1932) and Innovation in fine arts...)
  • Fazıl Say's music

    9. Jul. 2012, 11:31



    Born in 1970 in Ankara, Turkey, Fazıl Say studied piano and composition at the Ankara State Conservatory. At the age of seventeen he was awarded a scholarship that enabled him to study for five years with David Levine at the Robert Schumann Institute in Düsseldorf. From 1992 to 1995 he continued his studies at the Berlin Conservatory. In 1994 he was the winner of the Young Concert Artists International Auditions, which gave a rapid start to his international career.

    Fazıl Say is a regular guest with the New York Philharmonic, the Israel Philharmonic, the Baltimore Symphony, the St Petersburg Philharmonic , the BBC Philharmonic, the Orchestre National de France and other leading orchestras across the globe. He has appeared at the Lucerne Festival, the Ruhr Piano Festival, the Rheingau Music Festival , the Verbier Festival, the Montpellier Festival, the Beethoven Festival Bonn, and in all the world’s leading concert halls, including the Concertgebouw in Amsterdam, the Berlin Philharmonie, the Vienna Musikverein, Suntory Hall in Tokyo, Carnegie Hall and Avery Fisher Hall in New York, and many others. In the 2003/04 season he made debuts at the Salzburg Festival, Lincoln Center Festival in New York, Harrod’s Piano Series in London and the World Piano Series in Tokyo . His chamber music partners include Yuri Bashmet and Shlomo Mintz.



    Fazil Say-Black Earth (Kara Toprak)



    Fazil Say 's clarinet concerto "Khayyam"


    Fazıl Say’ın bestesi Klarnet Konçertosu “Hayyam”
  • birds in love

    30. Mai. 2012, 20:44

  • Aloha = Koşulsuz sevgi

    16. Dez. 2010, 19:16



    Havai adasında yaşayanlar iyi niyeti kendilerine özgü şekilde tarif ederler, onu Aloha diye adlandırırlar. Havai'de genellikle içten bir selamlama ve yolcu etme sözcüğü olarak kullanılan aloha, başkalarının iyiliği için bencil olmayan anlamına geliyor. Aloha koşulsuz sevgi demektir.
    Günlerden bir gün kırlangıcın biri bir adama aşık olmuş ve adamın penceresinin önüne konmuş ve adama şöyle demiş:" Ben seni çok seviyorum, lütfen pencereyi açıp beni içeri al da birlikte yaşayalım". Adam "olmaz, alamam...sen bir kuşsun. Hiç, bir kuş adama aşık olur mu?" demiş. Kırlangıç tekrar: "Lütfen pencereyi açıp beni içeri al, birlikte yaşarız. Hem ben sana dost ve arkadaş olurum, canın da sıkılmaz, birlikte yaşar gideriz." demiş. Adam yine "olmaz, alamam...git başımdan" diye cevap vermiş. Üçüncü ve son defa kuş adamın penceresinin önüne konup adama tekrar şöyle demiş:"Lütfen beni içeri al. Artık soğuklar da başladı, dışarıda kalamam, biliyorsun ben sıcak havalarda yaşayabilirim sadece. Beni içeri almazsan başka sıcak ülkelere gitmek zorunda kalırım. Lütfen beni içeri al da burada kalayım. Birlikte yemek yer, omuzuna konar seni neşelendirir, sana yarenlik ederim. Hem sen de benim gibi yalnızsın" der. Adam ona:" Git derhal başımdan! Ben yalnız kalırım" demiş ve kuşu kovmuş. Kırlangıç da bu söz üzerine üzüntülü bir şekilde uçmuş ve uzaklara gitmiş. Adam kırlangıç uzaklara gittikten sonra düşünmüş ve kendi kendine: "Ben ne aptal, ne kadar akılsız bir adamım, niye kırlangıçla birlikte kalmayı kabul etmedim? Ne güzel birlikte kalırdık" demiş ve çok pişman olmuş. Pişman olmuş olmasına ama iş işten geçmiş. Kendi kendine: "Nasıl olsa sıcaklar başlayınca kırlangıcım yine gelir, ben de onu içeri alır, birlikte mutlu bir hayat sürerim" demiş ve penceresini sonuna kadar açıp beklemeye başlamış. Yazın gelmesiyle kırlangıçlar da gelmeye başlamış ama onun kırlangıcı gelmemiş. Yazın sonuna kadar hiç penceresini kapatmadan pencerenin başında beklemiş ama boşuna...Kırlangıç yokmuş. Gelen kırlangıçlara sormuş ama onun kırlangıcını gören olmamış. Sonunda bir bilge kişiye halini danışmak ve ondan bilgi almak için gitmiş. Bilge kişiye olayı anlattıktan sonra bilge kişi ona şöyle demiş: "Kırlangıçların ömrü altı aydır".
    Hayatta bazı fırsatlar vardır, ömründe bir defa insanın eline geçer ve değerlendiremezsen uçup gider...